evrard.ch

Ce site, sans aucune prétention d’originalité, est avant tout dédié à notre famille et a été créé pour réunir et conserver tous les souvenirs et autres documents qui, depuis des générations, ne cessent de passer de main en main.

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Armoiries Evrard

LES ARMOIRIES

D’après l’armorial vaudois (1934-1936) de Donald Lindsay Galbreath, page 234 :

EVRARD. Famille de Nyon, qualifiée, citée dès 1357. Un Evrard barbier (barbitonsor) à Lausanne est dit fils de Mermet Evrard, donzel de Bursins, qui vivait en 1489. La famille s’est éteinte (à Nyon) au XVIe siècle.

Voir les explications sur la fuite de Nyon ci-dessous dans le chapitre HISTOIRE SUCCINCTE.

Taillé de gueules et d’argent, à la champagne de gueules (planche XXV de l’armorial de Jehan Pache de 1654).

GÉNÉRALITÉS HISTORIQUES

En 835 Meinrad, un moine bénédictin de l’île de la Reichenau sur le lac de Constance, se retira dans la « Forêt sombre » pour y vivre comme ermite. D’autres ermites suivirent, parmi lesquels l’évêque Bennon de Metz en Lorraine. En 934, Eberhard, de noble origine, prêtre et chanoine de la cathédrale de Strasbourg, rassembla les ermites en communauté bénédictine. De fameux instituteurs oeuvrèrent dans cette communauté, tel que le bienheureux abbé Grégoire venu d’Angleterre (+996), et Saint Wolfgang, qui devint plus tard évêque de Ratisbonne (+994). 

Soutenu par des évêques et des nobles, surtout par la duchesse Reginlinda et la famille royale, Einsiedeln devint un centre spirituel et culturel pour toute l’Alémanie dont la zone d’influence s’étendait jusqu’en Bavière et en Italie du Nord. (Des moines d’Einsiedeln fondèrent et réformèrent des monastères: plusieurs moines devinrent évêques). La période qui suivit l’an 1100 fut, pour des raisons sociales et politiques, marquée par un déclin permanent de l’abbaye princière aux structures nobiliaires qui, au temps de la Réforme ne comptait plus qu’un seul moine. Mais à partir du 14e siècle le pèlerinage marial ne cessa de se développer et, après la Réforme, la communauté ayant recouvert ses forces, la prospérité revint, tant sur le plan spirituel que matériel et l’abbaye connut un nouvel âge d’or à l’époque du baroque. Après la suppression de 1798, et un exil de cinq ans, la vie reprit son cours. Malgré de constantes incertitudes politiques l’abbaye et son nouveau collège naissant connurent un nouvel essor. L’abbaye d’Einsiedeln devint l’un des foyers de la Suisse catholique et un lieu de pèlerinage marial international. Au 19e et 20e siècles l’abbaye put envoyer des moines en Amérique du Nord et du Sud pour procéder à de nouvelles fondations, dont quelques unes sont à présent plus grandes que l’abbaye fondatrice. 

Saint EVRARD, fêté le 14 août, est ainsi considéré comme le fondateur de l’abbaye d’Einsiedeln.

Bel ancêtre…

LE NOM

Comme 36% des patronymes d’aujourd’hui, le nom EVRARD provient d’un ancien nom de baptême. Issu de racines germaniques « eber » et « hard », il signifiait « sanglier » et « dur, fort ». Le nom « Eberhard » fut celui de personnes germaniques à l’époque mérovingienne ou carolingienne. A l’origine il n’était pas héréditaire, mais essentiellement transmis par le baptême. Si ce nom est parvenu jusqu’à nous, c’est que la population gallo-romaine adopta, par esprit de mode, les noms germains apportés par les Francs.

Par tradition familiale nos ancêtres attribuèrent régulièrement à leurs enfants, de père en fils et sur de nombreuses générations, ce même nom Evrard. Lors du passage à l’hérédité, vers le XIIe siècle, période où est apparue la nécessité du double nom, il a alors été à l’origine des patronymes Evrat, Everart, Evrat, eberhard, Ebrard, Evrechon, Evrot, etc.

Avec l’essor démographique et économique du XIe au XIIIe siècles, époque où se sont formés les noms de famille, le système du nom unique vole en éclats, victime des nombreux problèmes d’homonymie. Ainsi nos aïeux furent contraints d’ajouter des surnoms à leur noms de baptême, un qualifiant pour mieux se différencier les uns des autres.

Si nos ancêtres ont conservé ce nom de baptême c’est parce qu’ils ne rencontraient pas, ou peu, de personnes portant le même nom, ce qui signifie qu’ils habitaient une région rurale, peu peuplée, le surnom étant davantage un phénomène urbain; mais aussi parce qu’ils n’ont pas écopé de surnoms.

La fixation du nom EVRARD en nom de famille est liée à la répétition de génération en génération de ce nom de baptême. C’est ce nom qui a marqué l’entourage et identifié la famille, c’était la maison « des Evrard ». Plus sûrement, le nom du père devenu surnom resta ainsi accolé au nom de baptême.

Au XXIe siècle, à ce jour, le nombre de personnes portant le patronyme EVRARD dans le monde est d’environ 15’000, pour la majorité en France et en Belgique.

En Suisse, nous ne sommes que 23 foyers pour environ 40 personnes.

HISTOIRE SUCCINCTE

Comme on peut le lire dans la partie traitant de généralités historiques, il ne fait maintenant aucun doute que les origines du nom Evrard sont dans la région alsacienne, plus précisément à Strasbourg. Ceci est encore confirmé par la très forte proportion de personnes portant ce patronyme et habitant cette région aujourd’hui.

Une branche s’est installée (ou est née ?), au début du XIIIe siècle, sur les terres de Nyon propriétés des comtes de Savoie depuis 1293. Le manoir du château de Nyon, bâti au XVe siècle, était la propriété de Jacques Evrard. Ce dernier deviendra en 1475 le banneret de Nyon, sa statue trône sur la fontaine du « Maître Jacques » dans le quartier de Rive (photographie ci-dessus).

Dans le courant du XVIe, avec l’arrivée du protestantisme en Suisse en 1520, mais surtout la prise de pouvoir des Bernois sur le Pays de Vaud et Nyon en particulier en 1536, les Evrard doivent s’enfuir et s’installent sur des terres plus accueillantes.

C’est la région de la Valserine, alors partagée entre la maison de Savoie et le duché de Bourgogne, qui est choisie. A cette époque les grandes guerres de religion font rage notamment avec le massacre des huguenots.

De cette région rattachée au département de l’Ain à la révolution, les Evrard ont choisi des villages hauts perchés autour de la Valserine : Montanges, Chamfromier, Chézery, etc. A la fin du XIXe siècle les premiers Evrard redescendent à Bellegarde-sur-Valserine.

C’est le 1er décembre 1930 que Henri Eugène Marie Evrard s’installe en Suisse, à la gare SNCF des Eaux-Vives à Genève, avec son épouse Geneviève Eloïse (née Julliard) et leurs deux enfants, Huguette et Gilbert.

Après un passage à la gare SNCF de Chêne-Bourg (commune du canton de Genève), Henri Evrard et son épouse s’installeront en 1960 à Aix-les-Bains pour profiter de leur retraite.